L'impôt est une contribution exigée pour assurer le bon fonctionnement de l'état.
L'impôt sur le revenu des personnes physiques est un impôt personnel parce qu'on tient compte de :
En même temps on considère l'impôt sur le revenu comme un impôt direct, puisque le débiteur de l'impôt et le destinataire économique sont identiques.
En se basant sur le mode de recouvrement nous pouvons retenir qu'il s'agit d'un impôt perçu par voie de rôle. Dans la terminologie fiscale Luxembourgeoise on parle d'une imposition par voie d'assiette. Retenons d'ores et déjà que nous pouvons distinguer deux modes d'imposition :
Le premier mode, la retenue à la source, est appliqué pour les rémunérations d'une occupation salariée. Dans ce cas l'employeur, la caisse de pension, la banque sont censés retenir en fonction d'un barème respectivement en fonction d'un taux déterminé l'impôt et de le verser à l'administration des contributions :
Les personnes qui ne sont pas tenues de faire une déclaration peuvent néanmoins faire valoir certaines dépenses déductibles (frais d'obtention, dépenses spéciales) par voie de "modération d'impôt".
La déclaration reste toutefois indispensable pour faire valoir une déduction du type "Loi Rau", revenus de capitaux et, de manière générale, pour les travailleurs non-résidents.
Dans le cas d'une imposition par voie d'assiette, l'impôt sur le revenu est perçu sur la base de la déclaration du contribuable. L'administration fixe l'impôt annuel sur base de cette dernière. La déclaration annuelle de revenus est obligatoire dans certains cas précis.
Pour pouvoir déterminer l'impôt sur le revenu des personnes physiques, il faut connaître :
La base d'imposition est constituée par le Revenu Imposable Ajusté (RIA) réalisé par le contribuable pendant l'année d'imposition. Cette dernière cadre avec l'année civile.
Le Revenu Imposable Ajusté peut être déterminé à l'aide de la formule suivante :| 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. . . |
+ + + + + + + + - - |
Bénéfice commercial Bénéfice agricole et forestier Bénéfice provenant de l'exercice d'une profession libérale Revenu net provenant d'une occupation salariée Revenu net résultant de pensions ou de rentes Revenu net provenant de capitaux mobiliers Revenu net provenant de locations de biens Revenus nets divers Abattement agricole Abattement de cession ou de cessation |
| . | = | Revenus nets ajustés |
| . | - | DEPENSES SPECIALES |
| . | = | Revenu imposable |
| . . . . . . . . | - - - - - - - - |
Abattement pour charges extraordinaire Abattement pour enfants à charge Abattement monoparental Abattement à l'investissement mobilier Abattement compensatoire pour salariés Abattement extra-professionnel Abattement de retraite Abattement spécial en cas d'assiette des revenus passibles d'une retenue d'impôt |
| . | = | Revenu imposable ajusté (arrondi au multiple inférieur de 1 000.-F |
Application du tarif sur la base imposable :
C'est le revenu imposable ajusté arrondi (RIAA) qui est mis en compte pour le calcul de l'impôt. L'impôt est déterminé par
l'application du barème au revenu imposable ajusté.
(voir extrait du barême pour les exercices 2001 et 2002 )
(calculer ses impôts avec le simulateur fiscal de Assefisc )
L'impôt trouvé ne correspond cependant pas encore à la cote définitive. En effet en vertu de la loi sur le fonds pour l'emploi un impôt de solidarité est prélevé. A cet effet l'impôt sur le revenu des personnes physiques est majoré de 2,5 % à partir de l'année 1991.
Comme les cotes d'impôt du barème de l'impôt sur le revenu ne comprennent pas cette majoration, la détermination de l'impôt se fait en deux étapes
En principe les dépenses spéciales font partie des dépenses privées et de ce fait elles seraient non déductibles. Mais pour des motifs de politique sociale ou économique le législateur les a déclarées déductibles. Il s'agit de charges ou de dépenses expressément et limitativement énumérées par la loi.
Les dépenses spéciales doivent être subdivisées en deux rubriques :
La loi permet la déduction d'un montant minimum comme dépenses spéciales (art.113 L.I.R.). Ce minimum, appelé minimum forfaitaire, est fixé à :
Lorsque les dépenses spéciales réelles dépassent le minimum forfaitaire on applique le montant effectif.
Quelles sont les dépenses spéciales énumérées par la loi ?
- Rentes et charges permanentes dues en vertu d'une obligation particulière
- Rentes et charges permanentes payées au conjoint divorcé par consentement mutuel
- Les intérêts débiteurs dans les limites du plafond ( 672,- € par personne à charge dans le ménage )
- Cotisations payées à titre personnel à l'occasion d'assurance contre les accidents ou en vertu d'une assurance non obligatoire à un établissement de sécurité sociale luxembourgeois (assurance continuée)
- Cotisations payées à titre personnel à l'occasion d'assurance groupe ( maximum 1.200 ,- € par contribuable ) en vertu d'une assurance non obligatoire à un établissement de sécurité sociale luxembourgeois (assurance continuée)
- Dépenses spéciales déductibles dans les limites du plafond pour primes d'assurances ( 672,- € par personne à charge dans le ménage )
a. Les Assurances :
- - vie et mixtes,
- - décès,
- - accident, invalidité et maladie,
- - responsabilité civile,
- - solde restant dû (prime périodique ou dépassement du plafond majoré prévu pour prime unique)
b. Les cotisations versées à des sociétés de secours mutuels reconnues (ex : Caisse Médico-Chirugicale Mutualiste, Caisses de décès, etc.....) et qui ont pour but d'assurer des risques de :
- maladie
- accident
- incapacité de travail
- infirmité
- vieillesse
- décès
- chômage
c. Les cotisations versées dans le cadre d'un contrat d'Assurance pension complémentaire( 1.500,- € par conjoint et plus en fonction de l'âge )
d. Les cotisations de sécurité sociale complémentaire des salariés dépassant le montant préférentiel de 160,- €
- les cotisations d'épargne logement ( 672,- € par personne à charge dans le ménage )
Toute compagnie d'assurance agréée dans un état membre de l'Union Européenne.
Le contrat doit être souscrit pour une durée minimale de dix ans
4 - LA PROCEDURE DE déduction